Arh Meg'Idor
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 Démétryos

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Démétryos
Adepte des Ténèbres
Adepte des Ténèbres
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Masculin Messages : 42
Date d'inscription : 06/09/2013

Lexique des pouvoirs
Niveau: Zétas
Spécialité: ////******////
Points: 0

MessageSujet: Démétryos   Sam 21 Sep - 0:39

» Démétryos «


Crédits Avatar Devianart
Fiche du Personnage
Surnom: Démé ... entre autres.
Age : 25 d'apparence, 275 ans d'âge réel, 400 ans d'âge zéta
Nationalité : Européenne
Situation familiale : Bonne question ...
Statut (célibataire / en couple / amoureux ..) : Céli-quoi ?
Orientation sexuelle : Hétéro
Emploi/Etudes : Détective magique freelance
Groupes : Zéta
Spécialisation envisagée : Hahahahahahaha ... quoi ?
Armes : Vrill (crépuscule) l'espadon noir et Murn (aube) katana long
But ou objectif : anéantir le culte du renouveau
Autres :
code du règlement:
 
Comment avez vous trouvé le forum ? : Fonda ... pas compliqué ^^'
Remarques ? : nah !

Points forts / Points faibles
Qualités: Calme - Bienveillant - Apaisant - Sociable - Observateur - Modeste - Tolérant - Franc
Défauts: Rêveur - Distrait - Renfermé - Parle peu - Belliqueux - Brute - Blessant - Compliqué
Aime: Le calme - Les beaux paysages - Les gens en général - Les moments de détente - Ses pouvoirs
Déteste: Les gens bruyants - La foule - Les gens mal intentionnés - Le culte du renouveau - Les étroits d'esprits

Physique
Démé n'a jamais vraiment changé son style en 250 ans et même avant ça. Il préfère des vêtements sombres pour ne pas dire noir avec des touches de blanc par-ci par-la pour que sa chevelure argentée ressorte bien.

Avant sa transformation en zéta, il était du genre jeans et chemise noire pour les occasions, débardeur et pull pour ses jours normaux. Pendant sa période de zéta, il a troqué son jean et sa chemise pour une armure d'un noir terrifiant. Cette dernière est composée d'un plastron, d'une paire de gantelet avec plaque de métal sur les revers, une épaulière qui prend la forme d'un crane cornu qui se place sur l'épaule gauche, des jambières qui protègent ses cuisses, des bottes métalliques qui remontent jusqu'aux genoux et enfin, en option, une large cape qui peut faire office d'écharpe.

Depuis son retour dans le monde des humains et la fermeture des failles, il a laissé de côté quelques-unes de ses pièces d'armures : plastron, jambières et épaulière reste dans un coin bien gardé, reprenant comme il y a longtemps un débardeur noir et un pantalon assez ample pour lui permettre de faire tous les mouvements qu'il veut et il garde sa cape autour de son cou comme écharpe.

Démé a eu la chance de naître avec un corps robuste. De ce fait, en grandissant et surtout en devenant zéta, son corps reste musclé sans tomber dans l'excès, juste ce qu'il faut là où il faut. De ses 1m81 et pour ses 78kg, il arrive à surplomber presque n'importe qui, presque ... Ses cheveux sont naturellement argenter, mais pour se fondre dans la masse, il les change lui-même en noir (par magie bien sûr) tout en aimant se faire une belle coupe à la mode d'aujourd'hui. Mais le plus curieux sont ses yeux. Bleu de naissance, ils peuvent prendre une teinte jaunâtre quand il monte en pression et peuvent même devenir totalement jaune sous la colère.


Caractère
Contrairement à son physique, Démé à énormément changer au niveau de sa façon de pensée, de son comportement et de son raisonnement. On peut donc distinguer trois phases. La première est sa période pré-zéta, là où il était toujours humain. Sa nature fait qu'il était quelqu'un de calme et de très sociable, toujours à l'écoute des gens et prêt à les aider, surtout ses amis et ses proches en général. Il était aussi intolérant à l'intolérance et haineux face à la méchanceté pure et gratuite. C'était alors là un de ses plus gros défaut, il voulait toujours savoir ce qu'il se passait et entrer dans les affaires des autres pour tenter de les régler. Cela fonctionnait parfois, mais pas tout le temps. Lorsque ça arrivait, tout le ressenti de l'affaire lui retombait dessus ce qui l'affectait grandement. Il était aussi très émotionnelle et très expressif et donc, de ce fait, incapable de mentir même quand il essayait.

La deuxième est bien évidemment sa période zéta où là, il changea du tout au tout. De chaleureux et sociable, il passa à froid et distant. Il faut dire qu'avec ce qui s'est passé, aucune personnes ne pouvait faire comme si tout était normal. La guerre, les batailles, un monde hostile et des ennemis par millier. Comptez à ça des souvenirs millénaires, comme si vous pouviez vous souvenirs avec exactitude de vos vies antérieures avec certaine qu'on aimerait oublier plus que d'autre. Tout ceci font qu'il représentait l'un des archétypes que l'ont rencontre le plus souvent sur le monde zéta : des machines dénué ou presque de tous sentiments, le tout conduit par une force qui le poussait à avoir soif de combat.

La troisième phase est donc la période post-zéta. Depuis son retour dans son monde d'origine, un changement s'est peu à peu fait sentir en lui, lui-même en étant tout à fait conscient mais incapable de l'expliquer. Prenez la période pré-zéta, ajouté la période zéta, passez le tout au mixeur et vous obtenez le Démétryos de maintenant. Dans les faits, cela donne un Démé toujours aussi froid et distant au premier contact, cependant, son côté humain ressort après une période d'adaptation. Une fois qu'il connait et sympathise avec la personne, il la considérera comme un ami et fera, si c'est en son pouvoir, n'importe quoi pour lui. Sa nature belliqueuse est toujours présente, mais se retient au mieux contre les humains, préférant alors s'isoler pour un entrainement intense dont seul lui connait l'existence, en ressortant finalement presque tout le temps en sang. De même, son intolérance à l'intolérance et à la haine gratuite refait surface et perd souvent sang froid face à ça. Cependant, il a perdu sa mauvaise habitude à se mêler de tout et de tout le monde, préférant laisser faire (sauf bien évidemment pour ses amis, il faut suivre un peu hein !!) Pour finir, il semble que ses sentiments humains ressortent peu à peu, retrouvant ainsi des yeux d'hommes quand il regarde les femmes, surtout celle dont il se sent attiré.

Histoire
Où suis-je ? Il fait noir .. bien plus noir que d'habitude ... Ha oui. Je me suis endormi ... Est-ce que je rêve ? Cette lueur blanche, qu'est-ce que c'est ? Je vais y aller pour voir. Lorsque je m'approche, une porte apparait au loin puis se rapproche de moi. Une porte en bois simple, flottant au milieu d'une lumière presque aveuglante. Je l'ouvre finalement. Soudain, je me retrouve dans une vaste prairie. L'herbe est d'un vert éclatant, les quelques arbres qui se trouvaient la dépassaient facilement le centenaire. Mais où suis-je ? Un homme apparait. Il est mince mais musclé, vêtu de rouge. Son visage me rappelle quelqu'un ... Ha oui. Cette scène, ce n'est pas un rêve, mais un souvenir. Pas l'un des miens, mais l'un des souvenirs anciens d'un zéta des ténèbres antérieur, l'un de mes prédécesseurs.

Nous, les zétas, avons deux sortent de souvenirs. Nos souvenirs propres et nos souvenirs de zétas. Car ce que le reste du monde ne sait pas, à part un zéta lui-même, c'est que ce n'est pas un zéta qui choisit ses pouvoirs, mais ce sont les pouvoirs qui choisissent le zétas. Quel rapport avec ce que je viens de dire ? Et bien c'est simple, je n'ai pas toujours été un zéta. Oui, j'étais humain avant, je crois ... Mes souvenirs de ce temps-là sont confus et se mélange avec les souvenirs du zéta. La seule chose dont je me souviens très clairement, était le jour où je suis devenue un zéta. Avant, j'étais un humain comme les autres, un humain normal. Un humain normal qui voulait devenir anormal. Je sentais que la vie que je vivais en étant mortel n'était pas la mienne, il me manquait quelque chose, un manque, une absence, je ne me souviens pas très bien. Ce que je sais, c'est que j'en avais vraiment marre de cette vie.

Puis, ce fameux jour, une lumière aveuglante m'enveloppa, puis le noir total. D'abord paniqué, je sentis une étrange force m'envahir peu à peu. Puis des souvenirs qui n'étaient pas les miens, des souvenirs terrifiants, des batailles, des combats, des duels et des morts ... Puis la douleur. Tiraillant mes entrailles, craquant mes os, tirant mes muscles, la douleur était insoutenable. Cette dernière me faisait m'évanouir plusieurs fois pour mieux me réveiller par d'autres douleurs plus intenses. Puis, des souvenirs apparaissaient de nouveau, j'avais l'impression d'avoir déjà vécu ça. Moi ? Non impossible ... Mais mes prédécesseurs oui ... J'étais déstabilisé, le temps ne comptait plus, la douleur était toujours intense, mais elle durait tellement longtemps que je m'en étais habitué. Puis, plus rien, de nouveau le noir, les ténèbres.

Lorsque enfin j'ouvrais les yeux, la nuit était tombée. Mais je n'en étais pas sur ... Le noir était omniprésent, mais je voyais tout de même parfaitement bien. De nouveau déstabiliser par ce qui venait de m'arriver, une silhouette se démarqua dans l'ombre tout en se rapprochant. Bien que mes souvenirs soient toujours confus, un mot, non, un nom sorti quand le visage familier s'approcha de moi.

-Veria, zéta de la terre ... Tu ... tu m'as tué ... Enfin mon prédécesseur ...

La zéta ferma les yeux un instant comme pour acquiescer silencieusement. Elle me fixa ensuite longuement après avoir ouvert les yeux, me souriant. Elle semblait choisir ses mots avec soin, comme si elle ne voulait pas me choquer ou quelque chose du genre.

-En effet, ton prédécesseur est tombé sous mes coups, de ce fait, le pouvoir qui était autrefois en lui est parti chercher un autre hôte qui servira de nouveau de zéta, en l'occurrence, toi ... Mais dis moi, comment t'appelles-tu, jeune zéta des ténèbres.

Une forte douleur s'introduisit dans ma tête, mes souvenirs toujours chambouler jusqu'à ce qu'un nouveau nom glissa entre mes lèvres.

-Démétryos ...

La zéta sourit de nouveau, comme amusé, toujours en me fixant.

-Je vois ... l'avatar des morts ... voilà la traduction de ton nom ... Elle ferma de nouveau les yeux puis me dit avec une voix douce, La tradition veut que le zéta qui en a tué un autre doit apprendre à son successeur comment se servir de ses pouvoirs, puis elle ouvrit de nouveau les yeux, mais c'est assez simple alors je vais te donner ce simple conseil : ferme les yeux, fait le vide dans ta tête et laisse la voix du pouvoir qui est en toi te parler, tu sauras quoi faire ensuite .... Elle me tourna finalement le dos et disparut comme elle est apparu, Nous nous reverrons, Démétryos, d'ici là, je surveillerais ta progression ...

Sans vraiment réfléchir, je m'allongeais à même le sol, fermant les yeux et faisant le vide dans ma tête comme indiqué. Pourquoi lui faire confiance ? Car je ne sais pas ce qu'il s'est passé, ni où je suis, ni ce qu'il m'est arrivé. C'est alors que le vide se fit doucement, mais surement. Les souvenirs cessèrent d'affluer, le calme et le silence de la nuit étaient enfin là. Mon esprit pouvait enfin se reposer un peu. Alors que la sérénité régnait enfin, une douce voix se fit entendre dans mon esprit. Il n'y avait aucun mot, aucun son, cependant je comprenais très clairement ce qu'il me disait. Pendant de longue heure, il m'expliqua le but de ce monde : la guerre. Les zéta sont là pour guerroyer, dans quel but ? Même la voix ne put me répondre, car cela faisait très longtemps que tous avaient oubliés.

Les années qui suivaient, je les consacrais à la maitrise de mon pouvoir, la voix me guidait dans ce que je devais faire, les souvenirs de zéta me disaient ce que je devais savoir. Il fallait que je me forge aussi ma propre arme. Seul mes goûts pouvaient décider, or mon choix se portait sur deux types d'armes. D'une part, il me fallait une arme d'une grande puissance destructrice, capable de trancher les plus épaisses carapace. Vril, traduit par "Crépuscule", un espadon aussi épais qu'un homme, aussi lourd que deux et aussi noir que la nuit voyait le jour. D'un autre côté, il me fallait une arme capable de faire d'énorme dommage sur un point donné, donc d'une précision et d'une vitesse remarquable. Murn ou "Aube" un katana long, blanc de couleur générale, blanc sur le côté tranchant naquit.

Quelques années plus tard encore, mon instinct me poussait à partir en voyage. Dans quel but ? Aucune idée. Ce que je savais, c'est que j'étais prêt pour ça ... mais pourquoi ? Dans tous les cas, j'allais le découvrir durant mon voyage et il ne fallut pas longtemps pour le découvrir. Au bout de quelques jours, un zéta se trouva devant moi, prêt à en découdre. Encore une fois, pourquoi ? Car tel est notre nature et notre façon de vivre. Cependant, l'être devant moi n'était pas humain à la base. Il était grand, très grand, presque 2m50, écailleux de la tête au pied, de grandes griffes aux mains et au pied, la peau rouge comme les flammes des enfers et enfin, de grands yeux globuleux oranger. Sans sourciller, je le détaillais avant de prendre la parole.

-Tu es ... le zéta du carnage n'est-ce pas ?

Il se mit à rire, un rire démoniaque qui vous ferait frémir d'angoisse.

-En effet, on m'appelle Zil'gor, le porteur de meurtre ... et toi zéta des ténèbres, comment t'appelles-tu ?

Mes yeux se fermèrent un instant puis je les ouvris pour faire apparaitre des pupilles jaunes, souriant en pensant à la bataille qui allait se dérouler.

-Démétryos, l'avatar des morts ...

Sans un mot de plus, nous dégainions nos armes pour commencer la bataille. Je pris alors Vril dans mes mains, pointant le bout de la lame vers mon adversaire. Ce dernier sorti une hache démoniaque des plus repoussante. Mes souvenirs de zéta refont doucement surface à cet instant précis. Les zétas du carnage n'ont jamais été humain, ils étaient tous, à quelques exceptions près, des démons choisis par le pouvoir. Dans un sens, il est vrai que la nature des démons penchent pour le carnage sanglant, quoi de plus logique que le zéta du carnage soit un démon. Puis, en une fraction de seconde, le combat débuta. Le choc des armes pouvaient s'entendre à des kilomètres à la ronde. Le combat dura des jours sans qu'aucun de nous puissions prendre le dessus sur l'autre. Au bout d'un moment, Zil'gor disparut dans un torrent de flamme démoniaque, surement parti se réfugier dans un endroit sûr pour penser ses blessures et récupérer.

Les années, que dis-je, les siècles qui suivaient étaient pareils à cette petite querelle. Je rencontrais des zétas, nous combattions pendant des jours, des semaines parfois, puis l'un de nous quittait le combat à cause de nos blessures, sans jamais pouvoir finir par la mort d'un de nous. Oui, les zétas, malgré leurs natures, semblent s'attacher à leurs vies d'immortel. Toutefois, les exceptions existent. Le précédent zéta de lumière, Bjarke le porteur de lumière, était venu me voir, non pas pour batailler, mais pour discuter. Discuter ... il me semblait que ça faisait une éternité que je n'avais pas parlé avec quelqu'un. En même temps, dans ce monde, les zétas sont plus poussés à se battre qu'à parler, c'était bien un zéta de lumière, bienveillant dans le fond malgré les batailles livrées. Cependant, il avait une requête spéciale à me demander. Il voulait mourir.


-Mourir ? Toi ? Mais ... pourquoi ?

J'étais pris de stupeur, ne comprenant vraiment pas.

-Je suis las de tout ça, Démétryos, cela fait presque 620 ans que je parcours ce monde en quête de combat et de suprématie, mais je n'ai jamais compris pourquoi nous faisions ça ... Pour la paix ? C'est improbable car à chaque zéta tué, un autre prend sa place ... Il soupira longuement, tête baisser vers le sol, yeux fermé pour redresser la tête vers moi et me sourire, Je veux en finir avec tout ça ...

Silencieux un moment, je finis par lui répondre.


-Qu'en sera-t-il de ton successeur ? N'as-tu pas peur qu'il ou elle prenne le chemin de la guerre ?

Il rit un moment avant de lever les yeux vers le ciel.

-Non, j'en suis certain ... Il ou elle le fera certainement au début, comme je l'ai fait, mais il/elle va vite s'en lasser, comme moi et mes prédécesseurs ... tel est le destin des zéta de lumière ...


-Mais pourquoi moi ? Alors que tant d'autre sont plus enclin et désireux d'avoir ta tête ...

-Car tout élément à son opposé et qui a-t-il de plus beau pour la lumière que de périr par les ombres ? Et inversement ...


-Hum ... Rester en vie et changer les choses ?

Il éclata de rire de nouveau alors que je souris doucement aussi.

-Tu as sans doute raison ...

Le silence s'installa de nouveau, ses mots résonnaient dans ma tête ce qui me faisait réfléchir à mon tour, suis-je prêt à endurer ça encore des centaines, des milliers d'années ? Je ne savais pas ... Non ... Je le savais mais je me voilais juste la face. Bjarke se redressa finalement, s'étira et m'adressa un dernier sourire.

-Démétryos, je compte sur toi pour apprendre à mon successeur ce qu'il doit savoir.

Il ferma les yeux et attendait patiemment sa sentence. Je me redressais à mon tour et dégaina Murn. Je soupirais un moment avant de planter rapidement la lame dans le coeur du zéta. Ce dernier ouvrit les yeux de surprise mais n'en perdait pas son sourire. Lentement, je retirais mon épée de lui alors qu'il s'effondra lentement au sol, Bjarke rendit son dernier souffle. Soudain, un halo de lumière entourait le corps du zéta défunt, ce dernier se consuma lentement pour ne laisser place qu'à une boule de lumière, certainement le pouvoir des zéta de lumière. La boule s'évapora doucement, traversant les dimensions à la recherche d'un nouvel hôte. Attendant patiemment son retour, je me posais là, allonger à l'endroit où il y a encore deux minutes, je discutais avec Bjarke. Étrange ... est-ce que cette discussion, cette scène, aura des conséquences ? Est-ce que cette scène est enregistrée dans la mémoire collective des zétas de l'ombre et de lumière ? Certainement ...

Le changement d'hôte peut prendre des jours, voir des semaines selon les critères que les zétas recherchent. Pour ma part je n'ai eu à attendre que deux jours. Les journées se sont rallongées, preuve qu'un nouveau zéta de lumière allait apparaitre. À ce sujet, il y a une petite fable, qui n'en est pas vraiment une : les journées se rallongent quand un nouveau zéta de lumière apparait dans un flash lumineux, les mers et les océans montent quand un nouveau zéta de l'eau jaillit des profondeurs, d'énormes tempêtes frappent quand un nouveau zéta de l'air descend du ciel, la terre gronde quand un nouveau zéta de la terre sort du sol, les volcans crachent leurs flammes quand un nouveau zéta du feu émerge du magma en fusion et les ombres sont omniprésentes quand un nouveau zéta des ténèbres surgit de la noirceur.

Au moment où ses mots se prononce dans ma tête, un flash lumineux m'aveugle pour quelques secondes. Le temps de retrouver la vue, une jeune femme apparait à l'endroit même ou Bjarke était mort. Est-ce que c'était la même chose pour moi ? Très certainement. J'attendais patiemment que la demoiselle se réveille pour pouvoir enfin faire mon devoir de zéta. Quand elle se redressa en titubant, un choc surgit quand son visage m'apparaît enfin. Elle était tout le long de son sommeil face contre sol et des souvenirs refirent surface. Mais pas des souvenirs de zétas cette fois, non, mes propres souvenirs. Malgré tout, son visage m'était familier, mais je n'arrivais pas à me souvenir et je finis enfin par prendre la parole.

-Tu es enfin réveillée, jeune zéta de lumière ...

Elle était toujours au sol, ballottante certainement dû au souvenir des zétas antérieurs. Cependant, je n'aurais jamais imaginé ce qui allait se passer. Quelques secondes après ma question, un flot de gerbe s'étala sur le sol où elle était ... Je m'étais préparé pour toutes réactions et situation, sauf à ça ... Inclinant la tête sur le côté, je reprenais après quelques secondes

-Est-ce que ça va ?

-Ouais ouais je vais bien sauf que j'ai l'impression de recracher mes tripes .... puis elle redressa la tête pour poser son regard furieux sur le mien, bien sûr que ça va pas connard !!

Après ses mots, elle semblait avoir ... bugger, comme si elle avait reçu un choc. Est-ce que c'était de ma faute ? Est-ce que j'avais dit ou fait quelque chose ? Ou simplement les souvenirs de Bjorke qui venait les hanter ? Ça peut se comprendre, se voir mourir est quelque chose de choquant, surtout quand son meurtrier est en face de soi. Je finis par soupirer et me relève lentement, bras croiser.

-Tes souvenirs peuvent te sembler flous mais c'est normal, j'ai tué ton prédécesseur à sa demande, le pouvoir qui était en lui est parti chercher un nouvel hôte, en l'occurrence toi ... puis je ferme les yeux, un peu de nostalgie me traversa quand je lui dis ses mots : Mais dis moi, comment t'appelles-tu, jeune zéta ?

Oui, les mêmes mots que m'a prononcé Veria lorsque je suis arrivé dans ce monde. Elle ne me répond pas de suite, fermant les yeux avant de se replier sur elle-même. Cependant, elle murmura des choses que je ne pouvais entendre et/ou je ne comprenait pas le sens

-Tu m'as déjà brisé le cœur une fois, tu peux bien prendre ma vie si tu le souhaites ...

Sur le coup, je ne comprenais pas du tout ce qu'elle voulait dire. Cependant, elle se releva lentement, cherchant quelque chose sur ses vêtements qu'elle ne semblait pas trouver. Elle déchira un bout de sa tunique avant de cracher au sol puis s'essuyer la bouche dans ce fameux tissu. Elle me tourna ensuite le dos, titubant, tout en s'éloignant.

-Je n'ai plus besoin de toi.

Je la regardais s'éloigner lentement, soupirant sans bouger de ma place, alors que je ne comprenais toujours rien à ce qu'elle racontait. Je finis tout de même par lui dire.

-Je vois, mais je vais quand même te dire ceci, ne serait-ce que par tradition : fais simplement le vide dans ta tête, écoute ta voix intérieure et tu devrais savoir quoi faire le moment venu, puis pour moi-même, nous nous reverrons ...

Sans plus un mot, je la regardais disparaitre alors que je faisais de même. Les années passèrent alors que j'entendais parler d'elle ici et là. J'ai appris qu'elle se faisait appeler Héméra ou lueur d'espoir dans le langage zéta, un joli nom cela va s'en dire. Je suivais ses exploits attentivement car bizarrement, cette demoiselle m'intriguait, où plutôt son visage. Mais j'avais beau essayer de me souvenir, tout ce que je voyais était simplement des réminiscences de mes prédécesseurs.

Les deux siècles qui suivaient étaient les mêmes que les deux premiers, de l'observation, des combats, des zétas qui meurent et d'autres qui prennent leurs places. Veria, la zéta de la terre qui m'avait accueillit dans ce monde a succomber à un combat contre un autre zéta mais je n'aurais jamais plus de détails la-dessus. Toutefois, j'ai eu l'occasion de rencontrer son successeur, Melfara où la gardienne tellurique. Il est fort, très fort, mais son manque d'expérience à cette époque a failli lui couter chère.

Toutefois, un jour, Héméra se présenta devant moi comme l'a fait Bjarke avant elle, pour discuter. Cependant, elle était froide, distante et bien plus sur d'elle qu'à notre "première" rencontre. Elle finit par me parler de son plan mais pas en détail, ils manquaient certains invités et la réunion ne se fera que dans quelques jours seulement. Puis, finalement, elle disparut comme elle était venue, sans bruit, sans un regard et dans une lumière aveuglante. Mais était-elle sérieuse ? Jamais dans l'histoire de ce monde il y a eu une réunion entre zétas ... Ou alors c'était un piège.

Il me fallut tout de même les jours donner pour me décider à y aller ou non. Finalement, je me présentais à ladite réunion, apparaissant dans les ténèbres de l'île de vent. Cette île dérive dans le monde selon son envie, plonger à moitié dans la lumière et les ténèbres, un jour au raz du sol, un autre dans la stratosphère, un jour humide, un jour brulante, une île d'une neutralité pure. J'étais, apparemment, le dernier à arriver, en retard semble-t-il, mais qu'importe. Les autres zétas me toisaient du regard, certains amicalement, d'autres haïssant tandis que d'autres étaient neutre, comme l'île. Nous étions 6, et pas n'importe quel zétas, nous étions, comme il se dit, les élémentalistes : la zéta de la lumière, l'instigatrice de cette réunion, Héméra, le zéta de l'eau Océanos, le zéta de l'air Xéros, la zéta de la terre que j'ai déjà eu l'occasion de croiser, Melfara, le zéta du feu Nexuss et enfin, le zéta des ténèbres, moi, Démétryos. Héméra prit finalement la parole, en soupirant de lassitude, pour commencer la réunion.

-Vous vous demandez tous pourquoi vous êtes ici ... Hé bien c'est simple, si vous regardez sur cette table, vous y trouverez un arbre généalogique remontant au temps des premiers zétas.

Soudainement curieux, je jetais un coup d'oeil à cet arbre généalogique sortie de nulle part. En y voyant les noms inscrits, les plus lointains souvenir de zéta que j'avais firent surface soudainement.

-Vous pouvez chacun y retrouver des noms qui vous seront familiers.

Elle s'amusa avec des effets de lumière à faire ressortir certain nom clef de l'histoire de ce monde. Certain rougeoyant pour les zétas du feu, d'autre bleuté pour les zétas de l'eau, d'autre bien plus sombres pour les zétas des ténèbres. A ce moment, je ne comprenais pas vraiment où elle voulait en venir.

-Le point commun entre chaque personnes autour de cette table, elle marqua une pause, certainement pour faire durer le suspens alors que les autres s'échangèrent des regards interrogateur, est que quelque part, dans vos précédentes incarnations, vous avez voulu changer les choses et faire cesser cette guerre insensée.

Soudain, l'un des zétas s'exprima, c'était Xéros, celui de l'air.

-C'est stupide ! Nous sommes des zétas, notre nature est de faire la guerre, aussi loin que mes souvenirs remontent, mes prédécesseurs n'avaient d'yeux que pour les combats. Dire que l'un d'eux est pu penser ramener la paix est tout bonnement absurde !

Croisant les bras, perplexe, je prenais la parole à mon tour.

-Effectivement, je me pose beaucoup de questions en ce moment à propos de tout ça et il n'y avait pas que moi, certain de mes prédécesseurs aussi. Certes, certains noms de zétas de l'air sont célèbres, mais le sentiment que j'éprouve en prononçant ses noms ne sont pas associés à la paix, bien au contraire ...

Héméra reprit la parole rapidement avant que je n'aille plus loin.


-Suffit ! Je ne me suis pas tapée des millénaires de lectures pour rien ! Je sais exactement qui vous êtes et qui vous avez été ! Elle frappa violemment la table pour capter l'attention de tous. Chacun d'entre vous, que ce soit dans cette vie ou dans une autre, a voulu faire changer les choses, mais en action isolée, c'est inutile. C'est une action conjointe qui nous permettra d'améliorer ce monde et de pouvoir enfin vivre en paix !

Océanos posa une main apaisante sur le bras de Xéros pour le calmer.

-Laisse la finir, je suis sur que notre place est ici aujourd'hui.

Contre toute attente, le zéta de l'air se rassit en silence. Océanos adressa un franc sourire à Héméra.

-Continue je te pris.


-Ce que j'ai pu remarquer dans chacune de mes rencontres avec chacun d'entre vous c'est que nous n'en sommes pas venus à nous battre, ce qui est le premier signe qu'une paix est possible.

Melfara intervient finalement.

-Peut-être, admettons. Peut-être que je ne t'ai pas attaquée toi, mais lui, je lui broierais bien les côtes avec mon marteau !

Cette phrase m'était bien évidemment destiné. Elle avait été prononcée avec hargne et rancœur, pensant que cela m’effraierait. Mais ce fut l'effet inverse. Moi qui était pour le moment calme, mon instinct s'échauffa en un instant, un sombre sourire se dessinant sur mes lèvres.


-Oh ? Tu es encore vexée pour la dernière fois où je t'ai laissé au sol, agonisant ? Si tu veux, je peux te péter la gueule si fort, ici et maintenant, que tu ne t'en relèveras vraiment plus !

À ses mots, Melfara sortit son marteau de guerre alors que je dégainais Vrill, prêt à me battre alors qu'un fin sourire se dessinait sur mon visage. Voyant la tension monter, les autres laissèrent leurs rages et leurs rencoeurs s'exprimer. Les mots fusèrent, les insultes, les souvenirs douloureux parfois, mais jamais un coup n'a été donné, car inconsciemment, tous ceux ici le savait, s'il venait à y avoir une bagarre générale entre les 6 élémentalistes, même l'île de vent n'en ressortirait pas intact.

Cependant, le destin aime jouer des tours lorsqu'on ne s'y attend vraiment pas. Darscym, un tigre noir à rayure blanche, créé à partir de ténèbres par l'un des premiers zétas des ténèbres et légué de générations en générations, rugis soudainement. Stoppant mon engueulade avec Melfara, je tournais la tête vers le félin alors que ce dernier accourait vers moi. Soudain, une chose que je ne saurais décrire nous éleva du sol alors qu'une lumière aveuglante les happait de ce monde. Une faille dimensionnelle s'était ouverte à l'endroit même de la réunion. Durant le voyage, un sentiment familier m'envahit. Oui, le même quand je me suis fait transporter pour la première fois de mon monde d'origine à celui des zétas, la douleur en moins.

C'est alors qu'au bout du chemin, la lumière nous aveugla un instant puis j'atterris lourdement au sol. Tout en me redressant lentement, ma vue se posa sur un monde ravagé, un monde en flamme, un monde en guerre. Pourtant, ce monde dévaster avait un arrière-gout de nostalgie. Oui, c'était notre monde d'origine. À cet instant, des souvenirs, mes propres souvenirs, refirent doucement surface, à tel point qu'un mal de tête me percuta d'un coup, ma paralysant un instant. Cependant, je suis sorti de cette paralysie en entendant des armes s'entrechoquer. Rapidement, je me retournais pour voir trois des zétas s'attaquer à Héméra. Alors qu'elle les repoussait, ils chargèrent de nouveau. Sans plus attendre, Vrill en main droite et Murn dans la gauche, je bondis pour intercepter deux d'entre eux, Melfara et Nexuss, Vrill plaquant le marteau de guerre du zéta de la terre au sol alors que Murn parait les quelques attaques des doubles lames de Nexuss. Océanos, quant à elle, s'interposa entre Héméra et Xéros, ce dernier incapable de porter le moindre coups sur elle. Une fois la tension redescendue et les esprits revenus, ma colère explosa pour la première fois depuis ... longtemps.


-BANDE DE DÉCÉRÉBRÉS !! Vous ne voyez pas ce qu'il se passe ? Vous ne voyez pas où nous sommes ? On est revenu à notre monde d'origine ! Là où on nous a enlevé à nos vies pour des siècles de guerre ! Si Héméra aurait voulu vous tendre un piège, elle ne se serait pas prise dedans !!

Sans m'en rendre compte, tout le long de ma colère, un léger tremblement de terre se faisait sentir là où nous étions, mon pouvoir, amplifié par ma colère, peinait à se retenir en moi. Les autres me regardait, dépité par ce qui venait de se passer. En même temps, j'étais connu pour mon calme à toutes épreuves, gardant mon sang froid à n'importe quelle situation. Me mettre en colère était quelque chose de "nouveau" pour eux. Puis, une douce chaleur étreignit ma main, juste un instant. Je savais que c'était Héméra qui, sans doute, voyait en moi celui qu'elle avait aimé. Malheureusement, je ne suis plus le même qu'avant et, sans doute sous cette même pensée, lâcha ma main avant de se redresser. Les autres contemplaient le paysage dévasté de ce "nouveau" monde, bien plus détruit que ce que pouvait être le monde des zétas. Puis, Héméra prit la parole de nouveau.

-Calmez vous, si j'avais voulut tendre un piège je ne me serais pas plongée dedans ... Ce que je voulais c'était faire une base sur laquelle une paix aurait pu se construire au fur et à mesure du temps.... Une paix que nous pouvons apporter à ce monde si nous y mettons tous du notre ! Elle eut un regard pour chaque zéta avant de reprendre : Je sais que ce n'est pas celle que mes ancêtres avaient prévu de sauver, mais nous en avons le pouvoir, à nous de faire en sortes de sauver cette planète... Je sais qu'on peut y arriver si nous nous unissons au lieu de chercher à nous battre entre nous...

Un discourt d'encouragement qui me parlait, me motivais, d'une certaine manière. Mais je voyais ça autrement : ceci est aussi notre monde. Pas le monde de nos pouvoirs de zétas, mais le monde des hommes, ce qu'on a été bien avant. Puis Héméra me regarda, je lui souris et hocha doucement la tête pour lui donner mon consentement, les autres firent de même. Dans un premier temps, il nous fallait fermer les failles qui s'ouvraient sur les différents plans, le plus gros problème était qu'ils y en avaient des centaines, voir des milliers à travers le monde. Mais comme c'est un concentré d'énergie pur, nous n'avions aucune difficulté à les repérer, même à des milliers de kilomètres de là. Nous décidions donc de fermer la première que nous trouvions. Arrivé non loin de cette dernière, un millier de créature issus de cette même faille nous barrais la route et, au centre de cette masse de monstre, un plus gros qui se distinguait, certainement le chef. S'ensuit alors un massacre de masse, chacun de nous détruisions sans effort des centaines de ces bêtes, le monstre tomba sous les coups de Nexuss. Puis Melfara, qui avait le plus d'affinité avec la faille la scella.

Pourtant, un autre problème subsistait. Lorsque nous fermions deux, une nouvelle s'ouvrait quelque part dans le monde. Il fallait alors être méthodique dans notre procédé. En quelques jours, nous en avions appris beaucoup. En premier, toutes les failles étaient reliées, de près ou de loin, à un de nos éléments. Deuxièmement, chacune d'entre elles ouvraient sur un monde qui déversait des milliers de créatures avec pour les commander, un chef. Troisièmement, toutes celles du même type d'élément étaient rassemblées à un endroit du monde. Et enfin, au centre du monde, là où elles se rejoignaient, une immense faille se dressait, environ 3x plus grosse qu'une normal, avec bien évidemment 3x plus de monstre. Mais cette dernière n'était pas d'un type élémentaire, ou plutôt, elle était des six types réunis, c'est pourquoi, les créatures qui y sortaient étaient aussi divers que varié et, bien évidemment, les créatures s'entre-tuaient entre elle.

Quelques jours plus tard, chacun des zétas partirent dans une direction différente. Héméra s'en alla vers le nord, là où les créatures de lumière étaient les plus actives. Le nord-ouest était pour Xéros, les vents y étaient violents, d'après lui. Le sud-ouest, il y avait nombreux lacs, rivières, mers et autres océans, Océanos s'en alla donc en silence, souriant tout en nous souhaitons bonne chance. Le sud était pour moi, là où le noir et les ténèbres régnait le plus. Melfara partait pour le sud-est, la terre y grondait souvent et étrangement. Enfin, Nexuss se dirigea pour le nord-est, des dizaines, des centaines de volcans avaient fait éruptions et des coulés de lave menaçant était présent.

La première faille que j'ai rencontré était à deux jours de notre point de séparation. La faille suintait l'énergie noire, la même que j'avais en moi. Je n'ai pas eu spécialement de difficulté à fermer la faille et à tuer les créatures qui la gardaient. Les jours et les semaines défilaient et c'était toujours la même chose, une faille droit devant, un combat d'un maximum 2h et enfin la faille de fermer. Il m'arrivait quelques fois de tomber sur une faille avec bien moins d'ennemis, cependant, ils compensaient leurs nombres par leurs férocités, leurs résistances, leurs intelligences où bien même les trois combinés. Le combat dure alors un peu plus longtemps, mais au final, cela me procurait satisfaction, c'était du challenge que j'acceptais volontiers.

Ce n'est que deux mois plus tard que nous arrivions tous finalement à la dernière, cette faille que nous appelions plus tard la faille maîtresse. Nous savions tous que les 6 étaient là et sans plus attendre, nous nous engagions dans ce combat entre 10000 créatures tous plus féroce et terrible les unes que les autres. Il nous fallut tout de même presque deux jours pour venir à bout de la dernière créature qui était encore debout. Nous étions tous exténués et à bout de force et, en silence, nous nous placions aux six extrémités de la faille, là où chacun de nous étaient arrivés. Puis, lentement, nous absorbions l'énergie de la faille. La pouvoir que dégageait celle-ci était phénoménal, si elle était concentrée en un zéta, il surpasserait tous les autres et largement.

Quelques heures plus tard, la faille était totalement scellée. Mais nous n'avions absolument pas prévu ce qui allait venir. Des voix s'élevèrent au loin et dans toutes les directions. Inquiet, nous restions sur nos gardes, prêt à nous battre malgré la fatigue. Mais ce n'était pas un combat qui nous attendait, ou en tout cas pas un comme ceux des derniers mois. Des humains, des personnes, fondant sur nous. Ils souriaient, nous acclamaient, riaient de joie, de bonheur. Leur cauchemars étaient enfin finis. Ces personnes sont des témoins de nos "exploits" ou encore de nos "miracles" comme ils disaient. Ils nous avaient suivis de loin, pour nous voir faire, d'abord de peur, ensuite de surprise pour finir par l'émerveillement. À la fin, c'était des millions de gens qui nous suivait physiquement, le peu d'hélicoptères, d'avions et autre qui n'avait pas été détruit nous filmait pour retransmettre dans le monde entier nos "aventures".

Les jours qui suivaient étaient à la fête, première pour nous depuis très longtemps. Des étreintes, des pleures de joies sur nos épaules et toutes autres marques d'affections étaient au rendez-vous. Bizarrement, Héméra et Malfara étaient les plus populaires, mais Héméra disparut soudainement, Nexuss avait aussi son petit fan club grâce à ce qu'ils appelaient sa belle gueule d'ange, Océanos était gêné par tout ça, c'était marrant à voir, Xéros lui était plus agressif mais surtout gêné lui aussi. Moi j'étais dans mon coin, seul ou presque. Les rares qui venaient me parler était soit saoul, soit en mode "T'es trop dark, j'te kiff trop lol", des gamins pré-pubères en somme. C'est surement dû à mon élément, les ténèbres font peur et sont source d'angoisse, mais ça m'allait parfaitement ainsi, j'avais ma boisson avec moi, ma seule compagnie à ce moment, ce qui me fit sourire doucement.

Cependant, un élément intervient, ou plutôt, un petit curieux un peu trop curieux. Il était caché derrière un rocher à plusieurs dizaines de mètres de là et me fixait inlassablement. Le petit curieux était un jeune garçon n'ayant pas plus de 13 voir 14 ans et pensait que je ne l'avais pas remarqué. Faisant mine de me lever, je disparus derrière un rocher alors que le gamin me suivit à la trace. Je réapparaissais ensuite derrière et ce dernier fit un bond en avant sous la surprise.

-Que me veux-tu gamin ?

Il me fixa toujours d'un air surpris puis se calma presque instantanément en me dévisageant sans retenue.

-Vous êtes ... monsieur Aziel n'est-ce pas ?

J'ai eu un haussement de sourcils alors que de vieux, très vieux souvenirs réapparurent sous l'écho de ce nom. Des visages familiers, chaleureux et même amoureux ... Mais je reviens à la réalité un instant en observant le gamin sans vraiment y prêter attention.


-Je n'ai pas entendu ce nom depuis longtemps ... Qui es-tu ?

Le jeune homme bondit sur ses jambes, se secoua un peu pour retirer la saleté sur lui et me sourit.

-Je le savais ! Je suis Matiel Juro, le fils de Mickael Juro ...

Ce nom me plongea de nouveau dans des souvenirs lointains alors qu'un fin sourire se dessinait sur mon visage. De mémoire, Mickael était un ami, plus vieux, que j'avais rencontré dans un petit boulot. Je baissais les yeux sur le petit.


-Je vois ... Comment va-t-il, ce vieux ?

La mine de Matiel devint soudainement triste, les larmes aux yeux alors que ses poings se serraient à s'en déchirer les muscles.

-Mes parents ... Ils sont morts ... À cause de ces maudites failles ... ça fait maintenant 5 mois ... Puis il me fixa de nouveau avec un air déterminé, C'est pour ça ... Apprenez-moi votre magie ! Je vous en supplie !!

C'était un cri de détresse mais sincère. Sans un mot, je me détournais de lui en soupirant, laissant un instant le jeune homme à cet endroit, hurlant de désespoir. Il est vrai que nous avions fermé les failles, mais rien ne nous assurerais qu'elles ne reviendront pas de nouveau. De plus, si la civilisation se reforme, nous ne pourrions pas tous les sauver, même à nous 6. C'est pourquoi je m'isolais un moment, loin de tous, là où aucun humain ne pouvait nous suivre. Puis, dans une onde magique silencieuse, j'invitais les autres zétas à me suivre. Quelques minutes plus tard, nous étions de nouveau réunis puis, j'expliquais ma pensée aux autres. Puis Océanos me demanda finalement :

-Et ? Que proposes-tu ?

Je les regardais un à un puis ferma les yeux.

-Vous l'avez surement remarqué, certains humains ont des ondes magiques en eux, certains faible, d'autres plus fort, je pense que ce sont des pouvoirs latents et qu'ils n'en sont pas conscient ... On devrait leur apprendre à se défendre, leur apprendre la magie ...

Les autres furent tous aussi les uns que les autres, restant alors silencieux pendant un long moment. Nexuss me demanda ensuite :

-Et pour ceux qui n'ont pas cette onde de magie ?

Je le regardais avec un sourire.

-Je m'en occuperais, je sais comment les aider à se défendre.

C'est dans ce contexte que, pour la première fois, nous apparaissions publiquement à la télé pour faire une déclaration qui allait marquer une page tournante et décisif de l'histoire de l'humanité et cet honneur fut pour moi ... youpi ...

-...c'est pourquoi, nous, zéta, allons dès à présent vous enseignez les rudiments de la magie pour que vous puissiez vous défendre ...

La population se divisait en deux parties, l'une avait une onde magique en eux, l'autre pas. Ceux avec magie était aussi divisé en plusieurs groupes : ceux de la terre, ceux du feu, ceux de l'eau, ceux du vent et ceux sans élément. Il y en avait bien sûr un plus grand nombre, mais moi et Héméra jugions que nos éléments étaient bien trop instables et dangereux dans les mains d'humains, c'est pourquoi, ceux qui étaient d'un autre élément que les quatre autres étaient automatiquement intégrés dans les sans éléments qui représentaient presque la moitié des "magiciens". Puis la formation débuta.

En premier lieu, il nous fallait éveiller les humains à la magie. Pour ce faire, nous nous placions en cercle autour du monde, à des points clefs, là où nos éléments étaient les plus forts. Puis dans une incantation simple et complexe à la fois, une lumière illumina le monde entier. Dès lors, les humains pouvaient utiliser la magie. Il nous fallait maintenant leur apprendre. Chacun des quatre éléments "principaux" comme disait les humains prenaient leurs disciples pour les former qui ensuite en formaient d'autres et ainsi de suite. Héméra se chargea d'enseigner des sorts simples aux sans éléments qui se faisaient appeler les "universelles". Ses sorts étaient, certes simple, mais poussé dans leurs maîtrises devenaient redoutables. La tâche la plus difficile me revient. Faire en sorte que les personnes normales puissent se défendre et rivalisé avec la magie. Il y a donc deux voies que je leur ai offertes. Celle de forger leurs corps et celle de faire réfléchir leurs cerveaux.

Plusieurs années s'écoulèrent et la civilisation humaine se reconstruit lentement, mais surement. Les quelques disciples que l'on avait tous sont devenus des maîtres et enseignent à leurs propres disciples ect. Les plus simples d'esprit ont commencé à nous appeler des dieux et l'opinion publique a repris ce mot pour nous désigner bien que nous leurs disions que nous n'en étions pas. Hors, deux générations plus tard, les esprits s'échauffèrent à notre encontre, la nature humaine reprit ses droits. Les jeunes humains se croyaient invincible et nous défièrent ouvertement, provocation que nous ignorons totalement. Avec la magie qui se développait rapidement, les gens ont commencé à douter de nous, de nos capacités et bientôt, nous n'étions plus que des "charlatans". Une chasse a donc eu lieu, la chasse aux zétas, mais bien évidemment, aucun de nous n'a été capturé. Nous ne pouvions plus que nous cacher, nous déguiser, changer d'apparence.

Les années s'écoulèrent, puis deux siècles et demi après la fermeture de la faille maîtresse, nous étions tombés dans l'oubli et seul des mythes où des histoires pour enfant subsistèrent. Pourtant, nous n'avions pas abandonnés les humains pour autant. Depuis plusieurs années, des rumeurs nous parviennent à nos oreilles. Un groupe s'est formé dans l'ombre pour donner naissance à une organisation secrète : le culte du renouveau. Leurs objectifs restent obscures, car nous n'avons toujours aucune piste, même maintenant. Pourtant, des échos inquiétant circulent sur eux, ils voudraient rouvrir les failles pour une raison que nous ignorons encore.

Humm .. Une autre lueur blanche, je vais voir. Lorsque cette lumière blanche m'éblouit, je me réveillais dans le temple, dans une pièce secrète, dans un lit moelleux au possible. Me frottant la tête, je me regardais un instant dans un miroir. Souriant, je bondis du lit, motivé par cette journée, car j'ai encore tellement à faire.


Fiche créée par Madouce pour Epicode


Dernière édition par Démétryos le Ven 15 Nov - 0:23, édité 5 fois
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